La chute d’Atlantic city : la fin de l’âge d’or pour la prestigieuse cité

Comme une des sept merveilles du Monde, Atlantic City était devenue en quelques années une des plus grandes cités touristiques du monde, un des coins les plus rares et les plus raffinés qui servent de lieu de détente, et/ou on peut dépenser facilement son argent. Le tourisme est un secteur très productif, et c’est sur cet argument lourd que s’est érigée la prestigieuse cité d’Atlantic City. Née en 1854, la future cité forte du jeu d’argent était le bord de mer le plus proche de Philadelphie. Cet atout majeur a été si bien exploité qu’en quelques années, le «The World’s Play­ground » des Québécois est devenu l’un des plus grands centres d’attraction du globe, la destination prisée des Québécois sur la côte est des États-Unis.
Malheureusement, depuis quelques années, les nouvelles à propos de la « cité princière » ne sont pas si bonnes que ça ; les casinos ont commencé à fermer peu à peu. On peut déjà citer en exemple, le projet hôtelier Le Revel, de près de 2,4 milliards, qui a fermé ses portes cette semaine, jetant près de 3500 employés à la rue. De nombreux autres casinos lui emboitent déjà, l’Atlantic Club, Showboat Hotel, Le Trump Plaza qui fermera le 16 septembre, le Trump Taj Mahal…la fin semble plus que certaine.

Mais tout ceci n’est pas arrivé du jour au lendemain, l’économie d’Atlantic City connait une chute progressive depuis près de huit années, chute probablement liée, à la création de nombreux casinos dans les États voisins. Selon le Center for Gaming Research, les revenus des casinos de la ville ont diminué de moitié depuis 2006 et avoisinent 2,86 milliards en 2013. Des 12 casinos, ayant commencé en 2014, seuls 8 établissements resteront à la fin de l’année selon les sondages des experts et analystes. L’économie d’Atlantic City décline, dangereusement.

Que restera-t-il de cette cité qui autrefois, attirait du monde ? En même temps, de pointues réflexions doivent être menées, la chute de cette cité doit servir d’exemple pour les autres États qui font d’importantes recettes dans le tourisme tels que Las Vegas. Qu’est qui a manqué à Atlantic City ? Une mauvaise gestion de la concurrence ? Une mauvaise politique de gestion commerciale par les particuliers ? Ou encore une faiblesse dans le recyclage des fonds ? Dans tous les cas, il faut plus qu’un grand coup de pouce pour relever la cité.

Dans le même temps, un épineux problème social se pose, qu’est ce qui sera fait pour ces milliers de gens, s’ils sont brutalement livrés au chômage ? Les dirigeants de la ville devraient trouver un moyen pour gérer cette crise de main de maître, pour empêcher la ville de basculer dans des problèmes sociaux collatéraux, comme la délinquance, la criminalité et le vol qui guette les nouveaux chômeurs. Un problème de plus en plus pressant qui ne se pose pas uniquement à Atlantic City, mais dans de nombreuses grandes métropoles du jeu qui ont du mal à faire face à la crise économique actuelle.

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